Canicule : 75 départements toujours en alerte orange, la chaleur monte jusqu’à 40°C en Île-de-France

Damien Lopez · 14 août 2026 · 4 min read · 820 words

Le thermomètre ne faiblit pas. Ce vendredi 14 août, la France subit toujours une canicule d’une rare intensité. 75 départements restent placés en alerte orange, et le mercure grimpe jusqu’à 40°C en Île-de-France. Une situation qui met les organismes à rude épreuve.

Prenons l’exemple de Martine, une retraitée de Montreuil. Comme des millions de Français, elle surveille chaque matin la carte de Météo-France. Depuis le 28 juillet, elle vit au rythme de cette vague de chaleur qui dure depuis 18 jours. Son appartement sous les toits ne refroidit jamais vraiment, même la nuit. Elle n’est pas seule dans cette épreuve.

75 départements en alerte orange : la canicule s’installe durablement

Ce vendredi matin, la vigilance météo reste élevée sur une grande partie du territoire. 75 départements sont maintenus en alerte orange pour canicule. Seuls quatre échappent à la vigilance : le Calvados, la Manche, les Côtes-d’Armor et le Finistère. Le Nord et le nord-est bénéficient d’une vigilance jaune, un léger répit dans un océan de chaleur.

Où le mercure va-t-il atteindre son maximum ?

Les températures restent très élevées sur l’ensemble du pays. L’Île-de-France et le Centre-Val de Loire approchent les 40°C cet après-midi. Météo-France prévoit des valeurs similaires à celles de la veille, sauf sur la façade atlantique où la baisse sera sensible. À 5 heures du matin, le thermomètre affichait déjà plus de 20°C sur une grande partie du territoire. Difficile de récupérer de la fraîcheur, même la nuit.

Un pic de chaleur atteint, une décrue qui s’amorce par l’ouest

Bonne nouvelle dans ce tableau brûlant : le pic de cette vague de chaleur a été franchi jeudi. L’épisode caniculaire se poursuit, mais la décrue s’annonce. Elle commence par la Bretagne, la Normandie et la façade atlantique. Cette baisse progressive se diffusera vers l’est durant le week-end.

Que nous réservent les prochains jours ?

Samedi, la canicule continuera de régresser, mais une bonne partie est du territoire restera concernée. Dimanche, elle devrait se cantonner à une petite portion sud-est du pays. Une accalmie attendue, même si la prudence reste de mise. Les températures élevées laissent des traces sur un organisme déjà éprouvé.

18 jours de canicule : un épisode hors norme dans l’histoire météo

Cette vague de chaleur entre dans l’histoire. Avec 18 jours consécutifs de canicule depuis le 28 juillet, elle dépasse celle de 2003 et ses 16 journées records. Elle se classe au troisième rang des plus longues jamais enregistrées en France, derrière 2006 (21 jours) et 1983 (23 jours). Un signe supplémentaire de l’évolution de notre climat.

Cinquième vague de chaleur cet été : un rythme inquiétant

Ce qui frappe les spécialistes, c’est la répétition. Il s’agit de la cinquième vague de chaleur depuis le mois de juin. Les organismes n’ont pas le temps de récupérer entre les épisodes. Une fatigue s’installe, parfois insidieuse. Les plus fragiles, comme les personnes âgées ou les malades chroniques, sont particulièrement exposés aux risques sanitaires.

Canicule et santé : quand la chaleur épuise le corps en silence

L’impact de cette chaleur durable ne se limite pas aux coups de chaleur immédiats. Claude Jeandel, professeur émérite de gériatrie à Montpellier, alerte sur les effets à moyen et long terme. « Quand il fait chaud, l’organisme dilate les vaisseaux pour envoyer le sang à la périphérie du corps. Il doit activer la pompe cardiaque en continu, ce qui provoque un épuisement et une usure », explique-t-il au Parisien.

Les signes qui doivent alerter

Le coup de chaleur peut survenir rapidement. Il se manifeste par une fièvre supérieure à 40°C, une peau chaude, rouge et sèche, des maux de tête, des nausées ou une somnolence. Une soif intense, une confusion ou des convulsions imposent une prise en charge immédiate. Face à ces symptômes, il faut appeler les secours sans attendre.

Les bons réflexes à adopter dès maintenant

Les nuits chaudes dérèglent le cycle du sommeil et accentuent la fatigue. Il faut redoubler d’attention pour préserver son corps et celui des proches. La chaleur va finir par refluer, mais la vigilance doit rester entière jusqu’au retour de températures supportables.